Tout est dans le titre. Ce n'est pas un match de rugby qu'on a vu hier, c'est une bataille. Ce n'est pas une défaite, c'est une humiliation nationale.
Comment ne pas chercher à trouver des raisons, voire des responsables à fusiller pour ce fiasco? J'en ai un à l'idée, celui que la presse pense forcément et dont je suis d'accord pour une fois, c'est Bernard Laporte. Sa responsabilité est capitale dans cet échec. Comment n'a-t-il pas réussi à remotiver les joueurs, fatigués et écoeurés, qui avaient pourtant montré un beau visage au début du match, jusqu'au premier essai Argentin? On n'en sait rien mais cela a amené la seconde mi-temps catastrophique du XV de France.
Pour son dernier match à la tête des bleus, Bernard Laporte part sur une défaite face à sa bête noire, l'Argentine, et en plus, on peut lui faire le constat accablant de l'abscence du French Flair, qui nous est tant vanté par les Britanniques, pour un jeu prévisible est axé sur la défense. Il laissera cette mauvaise image et le futur sélectionneur aura la lourde tâche de construire non pas une équipe, mais un chantier. Et ceux, d'ici à la prochaine Coupe du Monde, en Nouvelle-Zélande, dans quatre ans. Dans si peu de temps...
P.S: Les équipes de France du rugby et du foot sont maudites au Parc des Princes, même 10 ans après n'y avoir plus mis les pieds pour un match international. Il faudrait détruire ce stade ou le renommer. Parc des putes, ça sonnerait mieux, non? Avec le bois de Boulogne pas loin...
Et échec sportif devient un échec politique cuisant puisque le président Sarko comptait sur le XV de France pour donner le moral aux français et pouvoir faire des réformes rapides, intolérables, mais dans la joie. Eh ben, il l'a dans le c** désormais!
Chers Sud-Africains, gagnez cette finale ce soir, non au nom de la vengeance envers les Anglais, mais au nom de la reconnaissance de l'Afrique au niveau planétaire.